Vendredi 16 janvier 2009
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PRÉSENTATION DE MON LIVRE
LE MIROIR AUX ALOUETTES
EN VENTE SUR LE SITE
http://www.thebookedition.com/
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J’ai décidé, dans mon troisième livre, LE MIROIR AUX ALOUETTES, d’écrire un ouvrage tout public. Je l’ai testé en donnant les premières pages à des personnes de divers milieux et horizons, et j’ai eu la joie de les entendre me demander la suite !!
Il s’agit d’un thriller psychologique basé sur la gémellité, thème qui me tient à cœur puisque j’ai mis au monde deux couples de jumeaux : jumelles et jumeaux, et que j’ai donc pu étudier in situ les problèmes suscités par cette situation.
En voici un petit résumé :
Alice a tué Armelle, sa jumelle. Son reflet, son double, son alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. La mort d’Armelle va permettre à Alice de prendre sa place. Pourtant, au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur, mais le désenchantement qui l’attend. La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… Elle réalisera, mais trop tard, que le beau miroir n’était qu’un leurre. Un miroir aux alouettes…
Elle était seule. Sans son ombre. Enfin unique. Seule dans l’implacable lumière. Ses pensées crissaient à l’unisson des cigales. Un grincement sourd et obsédant qui envahissait la garrigue, explosait sous le soleil.
J’ai tué ma sœur… ma sœur… ma sœur… ma sœur !
Qu’attendait-elle pour aller chercher de l’aide ? Elle se leva d’un bond et se mit à courir le long de la falaise rocailleuse, sautant au-dessus des rochers qui affleuraient. Soudain, elle s’arrêta, la gorge étranglée, suffoquant dans la chaleur accablante. Pourquoi courir ? Armelle était morte. Il n’y avait plus rien à faire. Et puis comment expliquer la querelle, la chute ? Et cette entaille à la tête ? Autant de lourdes présomptions.
Il n’y a pas de témoin. Pourquoi ne pas saisir l’occasion de changer de vie ? Prendre la place de mon double, entrer dans la peau de "l’autre": devenir Armelle.
Tout le récit est rythmé par les thèmes du miroir : Alice/Armelle les jumelles qui sont le reflet l’une de l’autre. Alice se contemple souvent dans le miroir et croit voir son double Armelle, le journal intime qui crée un effet de miroir, une apparition du double qui préfigure la mort (voir les contes d’Hoffmann)
Le thème de l’eau joue aussi un grand rôle : l’héroïne prend des bains, plonge dans sa piscine, contemple la mer… ce qui préfigure une quête de la pureté, de la rédemption.
Ce livre peut se lire au premier degré, mais derrière cette intrigue, il y a plusieurs niveaux de lecture :
* Tout d’abord : un regard critique sur le monde superficiel des gens englués dans les conventions, du monde des snobs.
* ALICE AU PAYS DES MERVEILLES et DE L’AUTRE COTE DU MIROIR de Lewis Carrol se profilent derrière l’intrigue :
- Les noms des personnages qui sont cryptés : Alice Lidelle, Monsieur de Saint-Mars, Armelle Chapelier, le père Haumard…
- Le physique et les mimiques des personnages qui évoquent les animaux d’ALICE AU PAYS DES MERVEILLES
- Le rêve que fait Alice, sa chute, ses changements de dimensions qui évoque l’héroïne de Lewis Carroll
- Les situations : la belle-mère qui évoque le Reine blanche d’Alice et qui déteste les roses blanches, les fillettes qui jouent au croquet dans le jardin, leprof de maths qui sort sans cesse sa montre de son gousset, le jeu d’échec…
- Des citations tirées du conte qui émaillent les propos des personnages :
— C'est une grande partie d'échecs qui est en train de se jouer à l'échelle du monde entier…
— Dommage que Je vois ce que je mange ne soit pas la même chose que Je mange ce que je vois !
* Le voyage de mon héroïne « de l’autre côté du miroir » peut être considéré comme un voyage initiatique à l’issue duquel l’héroïne « la pécheresse » arrivera à la rédemption, à la fusion avec son double, à la plénitude de l’unité retrouvée.
Alice, pétrie de philosophie de Nietzsche, se situant « par delà le Bien et le Mal » prend conscience de ses errements et de ses fautes : le terme du voyage initiatique (la mort qu’elle se donne) la mène à l’instar de la Gretchen du Faust de Gœthe à la rédemption.